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la reception

twombly et sa reception

Roland Barthes

Roland Barthes écrit dans un texte[63] majeur, dédicacé « à Yvon, à Renaud et à William » : « Comment nommer ce qu'il fait ? Des mots surgissent spontanément ("dessin", "graphisme", "griffonnage", "gauche", "enfantin"). Et tout de suite une gêne de langage survient : ces mots, en même temps (ce qui est bien étrange), ne sont ni faux ni satisfaisants : car d'une part, l'œuvre de TW coïncide bien avec son apparence, et il faut oser dire qu'elle est plate ; mais d'autre part — c'est là l'énigme — cette apparence ne coïncide pas bien avec le langage que tant de simplicité et d'innocence devraient susciter en nous qui la regardons… […] La matière va montrer son essence, nous montrer la certitude de son nom : c'est du crayon[64]. »

philippe Sollers

Philippe Sollers « Une mémoire se dit, une jouissance se célèbre. Le nom, l'image allusive, la dédicace, la date. Le tout sans bords, en mouvement, comme lancé dans la délectation plane. On peut y reconnaître un dieu si l'on veut. Pas n'importe lequel. Pas n'importe quand ni sous n'importe quel masque. “Alors il reconnut le dieu.” Situation homérique classique, théophanie derrière l'épiphanie parfois la plus triviale. L'invitation de Twombly est explicitement de cet ordre. Son héros calme et décidé — lui-même — enregistre ces révélations[65]. »